SAINTE-ANNE-DES-MONTS

Sainte-Anne-des-Monts

Historique

L’histoire de Sainte-Anne-des-Monts débuta le 15 avril 1662, alors que la seigneurie, reconnue sous le nom de “Bonne Pêche”, fut concédée à Pierre Denys de la Ronde. La responsabilité d’exploiter les lieux ne fut guère un succès. Devant l’échec, les lieux furent de nouveau octroyés par le roi le 26 novembre 1688 à Denys Riverain, haut fonctionnaire de Québec.

“Accordons et concédons à perpétuité la dite rivière Sainte-Anne. située au commencement des monts Notre-Dame dans le fleuve Saint-Laurent, avec une demye lieue de front sur le dit fleuve, moitié au-dessus et l’autre moitié au dessous de la dite rivière, icelle non comprise dans la dite étendue, sur une lieue de profondeur dans les terres, polir y faire un establissement de pesches de molies, baleines et autres et y mettre des habitants”

Riverain naquis à Tours, en France, vers 1650. Il vint dans la colonie vers 1675 afin d’occuper le poste de secrétaire de l’intendant Duchesneau. Il occupera cette fonction durant cinq années, soit jusqu’en 1680. Huit ans plus tard, Riverain deviendra second seigneur de Sainte-Anne. En 1689, Riverain dirigeait une flottille de sept bateaux. Il occupera son poste plus de vingt-neuf ans.

Les projets d’établissement de Riverain furent grandement motivés par la présence de la morue mais également par celle des baleines noires qui à l’ époque abondaient dans les eaux du Saint-Laurent. La graisse et l’huile de baleine furent longtemps utilisés à des fins domestiques. C’est en effet grâce à ces ressources que l’on fabriquait des chandelles et de l’huile pour les lampes. La pêche à la baleine pris fin vers 1856.

En 1791, la seigneurie revient à Louis Panet de Québec. Louis Lemieux, maître relieur de Québec prendra la relève en 1827, et enfin en 1830, François Buteau et John Le Bouthiller conservèrent la seigneurie jusqu’à l’abolition de la tenure seigneuriale en 1854.

Notez que John Le Bouthiller s’est également associé à François Buteau afin de fonder sa propre maison sous le nom de John Le Bouthiller & company.

L’établissement colonial se développa très doucement. Les lieux furent longtemps occupés de façon saisonnière. Des documents indiquent qu’il y avait en 1754, quelques habitations françaises. Malheureusement il existe très peu de documentation relatant l’occupation de l’époque. La seigneurie a-t-elle été la proie des Anglais lors du grand nettoyage de 1758, rien de l’indique.

En 1815, six familles se partageaient le territoire de Cap-Chat et Sainte Anne-des-Monts. Les pionniers vivent alors principalement de la pêche. En 1845, Sainte-Anne et Cap-Chat deviennent une seule et unique municipalité. Cap-Chat et Sainte-Anne-des-Monts en un unique village. ) La municipalité  comptait alors une centaine de familles. La division entre les deux paroisses se lit en 1865. La paroisse de Sainte-Anne, qui s’étendait initialement jusqu’à Mont-Louis, était habitée en 1872 par environ 175 familles dont une quarantaine établie dans le centre du village. Au tournant du siècle, Sainte Anne comptait près de 1 600 âmes.

Parmi les pionniers, nommons Joseph et Alexis Vallée (191.9), Les Sasseville (1818)’

Source:

Effie Molt-Bignell. La vie quotidienne en Gaspésie, Les [litions de la
SHAM, 1983, 200 pages.

Desjardins,Marc, Frenette, Yves et co. Histoire de la Gaspésie, Collection:
les régions du Québec, Les éditions de IQRC, 1999, 790 pages.

Père Provolt.

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