Archive pour juin 2008

ACCIDENT D’AVION SUR LE MONT ARTHUR-ALLEN

Vendredi 13 juin 2008

Accident d’avion sur le Mont Arthur Allen

Le 10 mars 1957, Peter J. Lorenz et John Robert Kovel quittent l’aéroport de BurBank en Californie. Ils ont comme mission de livrer, en Iran, un avion aérocommandé A-500, vendu par la compagnie International aircraft delevery of Burbank.

Sur leur route, ils doivent faire un arrêt à GooseBay au Labrador afin de faire le plein d’essence, mais en route, la météo se complique.

Ils communiquent avec l’aéroport de Sept-Iles qui leur conseille de contourner le mauvais temps par le Nouveau-Brunswick, où le temps est alors plus clément.

Dès lors, ils font demi-tour, en direction des montagnes, dans la tempête, en pleine nuit. Ils s’engagent dans la vallée de Cap-Chat, tout droit vers les montagnes.

Leur voyage se termine de façon tragique le soir du 10 mars 1957, alors que leur avion s’écrase sur la paroi nord du mont Arthur Allen.

Un résident de Cap-Chat se souvient : ” Lorsque nous étions petits, nous habitions le village de Saint-Octave de l’Avenir. Je me rappelle que durant l’ hiver de 1957, nous pouvions clairement apercevoir quelque chose qui brillait dans la montagne Nous pensions que c’était de la neige mais lors de la fonte, l’éclat perdura.”

Le 20 août 1957, une expédition, composée de résidents des environs, part à la recherche de ce qu’ils voient briller dans la montagne. L’ascension est difficile. Ils doivent marcher plus de cinq heures. À leur arrivée, ils découvrent l’avion et les cadavres des deux pilotes.

Aujourd’hui, l’avion est toujours au même endroit. Plusieurs résidents de la région en ont, depuis la découverte, et par curiosité, visité les vestiges. Il semble que l’avion ait été dépouillé quelque peu de son apparat par tous les visiteurs désireux d’obtenir un petit souvenir de ce drame.

Mais quoi qu’il en soit, il paraît que par temps ensoleillé, l’avion fut visible jusque vers les années 80 ; depuis, la végétation a crû et il n’est possible de l’apercevoir que par la voie des airs.
Source Jean-francois Gagnon et Pierre-louis St-Pierre

aubergegaspesie.ca et gaspesie-quebec.com concours

Vendredi 13 juin 2008

gagner concour

Cliquez sur le soleil pour courir la chance de gagner des nuitées  à l’Auberge Internationale  Sainte-Anne-des-Monts

SAINT-OCTAVE DE L’AVENIR

Vendredi 13 juin 2008

Saint-Octave de l’Avenir

En 1929, le crash boursier de New-York touche des milliers de personnes de la province et du pays. À Cap-Chat, comme dans plusieurs autres paroisses, la crise met de nombreuses familles dans une situation quasi-misérable. Afin de pallier aux problèmes de pauvreté, le Gouvernement tente, par des efforts exceptionnels, de parer temporairement à l’augmentation du chômage. Le retour à la terre demeure alors la meilleure solution.

Le ministre de la Colonisation Hector Laferté dirige de nombreux colons vers l’Abitibi, le Saguenay, le Témiscouata, la Matapédia et la Gaspésie. Mgr Octave Caron, curé de Cap-Chat, aide du député Thomas Côté et de quelques autres volontaires tels Jos Labrie, Michel Lemieux et l’ inspecteur de la colonisation, Euclide Gosselin, ont alors l’idée de fonder la colonie de Saint-Octave de l’Avenir.

Pendant plusieurs jours, Mgr Caron, aidé de quelques citoyens, part à l’ aventure dans l’arrière pays, escaladant les monts, dévalant les coulées, s’ improvisant à la hache un petit sentier rudimentaire. Ils finiront enfin, après de vains efforts, par trouver un coin favorable à l’établissement de la colonie.

Suite à plusieurs semaines de travail, les premiers lots sont déjà prêts à être distribués. Un nom fut trouvé pour la nouvelle paroisse. Les premiers colons n’ hésitèrent pas à lui donner le nom de son fondateur, Mgr Octave Caron auquel Monseigneur ajoute “de l’avenir “. (Inconsciemment ironique) pour suggérer la notion de continuité.

La colonisation n’était pas facile. Après avoir défriché un sol de roc, les hommes doivent construire les maisons afin d’accueillir les familles. À 1′ automne 1932, 32 femmes et enfants viennent retrouver maris et pères dans la forêt. Déjà en 1933. la terre vierge rend ses premiers fruits, abondants et d’une rare qualité. Un an plus tard, soit en 1934, le village accueil son premier bureau de poste. Le courrier ne voyage alors que deux fois par semaine ; mardi et vendredi. S’ajoute aussi magasins, forges et plusieurs moulins à scies, donc ceux de Louis-Joseph Roy, Georges Bernier, Edgard Chrétien, Adrien Dumont et le moulin de bardeaux de Chrétien et Frères.

En 1935, L’Abbé Augustes Rivard et Mme Simone Gagnon-Chrétien deviennent respectivement premier curé et institutrice résidant de Saint-Octave.

La population grandissante, il devient essentiel d’entreprendre la construction d’une seconde église. C’est en 1939, que le curé Rivard entreprend la construction de l’église actuelle. Cependant, le succès grandissant de la colonie est compromis à l’été 1945 alors qu’une partie de la colonie est rasée par un grave incendie. Le rang Faribeau brûle en entier. Le village est ainsi victime de son premier exode. Découragées, plusieurs familles repartent. De 900 âmes en 1939, la population passe à 600.

Or, le courage et l’énergie des citoyens permettent à Saint-Octave d’atteindre en 1947, 1124 âmes. Le village possède dès lors son propre service d’ eau courante, l’électricité, la radio, la télévision, l’automobile et le téléphone.

Malgré toutes ces années de labeur et d’efforts incalculables, un sinistre nuage semble planer sur l’avenir de la paroisse. En août 1958 le moulin de sciage est détruit par un feu d’origine inconnu. Comble de malheur, un grave incendie détruit le rang VII et une partie des lots du rang VIII. Les moyens de subsistance étant coupés, les gens découragés quittent les uns après les autres. Les enfants quittent la région pour les grands centres afin de parfaire leur éducation. Les classes de rangs ferment. Le dispensaire perd sa dernière garde malade; Mme Rosa-Eva Lévesque. Les postes occupés par les inspecteurs de la colonisation et de la voirie sont abolis. L’équipe d’entretien, de la voirie qui faisait vivre 5 à 6 familles cesse ses opérations. Les magasins ferment, faute de clients et d’argent. L’hiver, les routes mal entretenues sont fermées des semaines entières. L’exode s’accélère.

Dès 1961, l’ARDA ( Aménagement rural et développement agricole) enquête auprès des habitants sur la viabilité économique de certaines régions défavorisées de l’Est du Québec. En 1963, le BAEQ ( Bureau d’Aménagement de l’Est du Québec) prend la relève. Les rumeurs de fermeture de villages commencent à circuler. Le 8 avril 1970, un arrêté ministériel permet de procéder à la première phase des opérations : la fermeture de dix villages dits non-viables et la relocalisation de leur population. C’est alors la fin d’un rêve, la fermeture du village de Saint-Octave de l’Avenir
Source:
SHAM. Tricentenaire des seigneuries gaspésiennes : Album-souvenir - 1688 à 1988, 1989, 106 pages.

Pineault,Chantale. St-Octave du passé, : Une autopsie de St-Octave-del’avenir. Gaspésie (Gaspé, 1979). Gaspésie (Gaspé, 1979) V.XIX, NO 2 (NO 74), avril-juin 1981, p. 24 à 29 incl.
Famille Fraser.

CAP-CHAT “LA RELIGION”

Vendredi 13 juin 2008

La religion à Cap-Chat

Dès le début du 19e siècle, le village de Cap-Chat accueille déjà plusieurs familles. Rien n’ indique si à l’époque la population détenait un établissement religieux, mais d’anciens documents relatent la présence d’une petite chapelle construite vers 1825. Elle aurait été détruite pour des raisons inconnues, quelques années plus tard.

La maison de M. Louis Roy servit dès lors d’église. À l’époque, aucun prêtre ne résidait à CapChat. Un prêtre missionnaire de Matane venait donc servir la messe aux paroissiens. En 1857, une seconde chapelle fut construite au bas de la côte, à l’ouest de la rivière, près du fleuve.

Devant la population croissante et le devoir de répondre à l’accueil du plus grand nombre de fidèles, M. Joseph-Octave Drapeau, second curé de la paroisse, débuta la construction de la première église.

Dès lors, l’expression ‘ Guerre de clocher ” pris sa vrai connotation alors qu’apparut une véritable controverse autour du choix de l’emplacement de l’église. D’un côté, une partie de la population désirait l’église au bas de la colline et la seconde au sommet.

Quelques discussions plus tard, le poids de la balance fit pencher le verdict du choix de l’emplacement au bas de la colline. Mais le conflit persista, déchira et divisa la population. Fatigué et découragé. le curé Drapeau demanda d’être remplacé. Il quitta Cap-Chat en 1869.

Plus de quatre ans plus tard, en septembre 1871, M. Louis-Stanislas Arpin, curé et médiateur.. convainc la population de construire l’église au sommet de la colline.

En 1871, Les enfant de 10-11 ans qui suivaient alors les cours de catéchisme avaient la lourde responsabilité de transporter, après l’école, une planche, du bas au haut de la colline ! C’est ainsi que furent déplacées les planches qui servirent à la construction de la première église.

La première messe eut lieu en 1874. Malgré sa grande capacité d’accueil, l’église ne tarda à être trop petit et il devint alors urgent de procéder à la construction d’un second bâtiment.

En 1916, M. Louis-Octave Caron, curé, débute la construction de la seconde église, au nord-ouest de la première. Les travaux débutèrent le 28 août 1917. Les pierres de granit de l’extérieur furent toutes recueillies sur les plages des environs et taillées sur place. L’inauguration officielle eut lieu en 1919.

Jusqu’en 1920, année de l’apparition du téléphone et du télégraphe, le perron de l’église devenait. après chaque office religieux, un véritable centre d’animation. En effet, on y pratiquait la criée coutume qui consistait en une série d’annonces de toutes sortes, pour vendre, acheter, annoncer un événement important.

En 1927, on termina la construction du nouveau presbytère. Les lieux restèrent tels quels jusqu’à aujourd’hui.

Source : Lorraine Beaudoin, Histoire de Cap-Chat, Les Editions Cham, 1998. 269 pages.

CAP-CHAT “HISTORIQUE”

Vendredi 13 juin 2008

Cap-Chat

Historique

L’histoire de Cap-Chat débuta dès le 17e siècle. En 1612, une carte de Samuel de Champlain prénomme l’endroit du nom de Cap de Chatte. Dès lors, aucun habitant n’occupent la côte, à part peut-être quelques Amérindiens aux abords de la côte.

En 1662. les lieux furent concédés en tant que seigneurie et établissement de pêche à Michel Le Neuf de La Vallière. Devant un échec, Nicolas Denys obtient la surveillance du poste de pêche. Il faudra alors attendre jusqu’en 1688 pour que la seigneurie soit de nouveau concédée à Denis Riverain.

Riverain naquis à Tours, en France, vers 1650. Il vint dans la colonie vers 1675 afin d’occuper le poste de secrétaire de l’intendant Duchesneau. Il occupera cette fonction durant cinq années, soit jusqu’en 1680. Huit ans plus tard, Riverain deviendra second seigneur de Cap-Chatte. Accordons et Concédons à perpétuité la dite rivière Sainte-Anne, située au commencement des monts Notre-Dame dans le fleuve Saint-Laurent, avec une demye lieue de front sur le dit fleuve, moitié au-dessus et l’autre moitié au dessous de la dite rivière, icelle non comprise dans Ici dite étendue, sur une lieue de profondeur dans les terres, pour faire un establissement de pesches de molues, baleines et autres et y mettre des habitants ‘

Les projets d’établissement de Riverain furent grandement motivés par la présence de la morue, mais également par celle des baleines noires qui à l’époque abondaient dans les eaux du Saint-Laurent. La graisse et l’huile de baleine furent longtemps utilisées à des fins domestiques. C’est en effet grâce à ces ressources que l’on fabriquait des chandelles et de l’huile pour les lampes. La pêche à la baleine prit fin vers 1856.

Les coûts d’entretien faramineux ajoutés à la fluctuation des prises de poissons menèrent au développement du poste de Mont-Louis alors géographiquement favorisé, et ce, au détriment du poste de Cap-Chat. Le poste tomba dans l’oubli et fut détruit lors du passage des troupes de Wolf en 1758.

En 1763, la Nouvelle-France devient “Province of Québec”. La colonie est maintenant sous l’emprise de l’empire britannique. Les lieux de Cap-Chat ne sont plus occupés comme autrefois. Quelques pêcheurs se laissent attirer par la baleine, mais aucun établissement ne sera créé.

Un peu plus tard, vers 1774, soit en pleine guerre d’Indépendance américaine, quelques pêcheurs américains loyalistes émigrèrent en Gaspésie. Expérimentés, ils érigèrent quelques abris et pratiquèrent la pêche à la baleine. Ce type de pêche cessera vers 1856.

Les premiers habitants arrivèrent vers 1812. Parmi les premiers colons Accueil gage 2 sur 4 notons M. Henry Roy (1815). Vinrent par la suite les Dugast. Roy, Sasseville, Drouin, Marin’ C’est alors que reprit le commerce de la morue. A l’époque, M. Henry Roy, ses fils et sa goélette organisèrent une véritable petite société commerciale’

Les habitants pêchaient la morue. M. Henry Roy leur permettaient de sécher et préparer le poisson. Les morues étaient ensuite échangées contre des produits disponibles au magasin général de M. Roy. M. Henry Roy commerçait ensuite ses morues avec Québec, en échange de produits qui allaient éventuellement occuper son magasin’

Vers 1840, les choses changèrent, alors que de grands commerçants, devenus propriétaires des seigneuries de la côte, prirent le contrôle des opérations côtières. Source:
Beaudoin, Lorraine. Histoire de Cap-Chat ,1998, éditions de la SHAM, 269 p.

SAINTE-ANNE-DES-MONTS “LA RIVIÈRE SAINTE-ANNE”

Vendredi 13 juin 2008

Rivière Sainte-Anne

Rivières à saumon du Québec

Présentation générale.

La rivière Sainte-Anne prend sa source au lac Sainte-Anne, par delà le mont Albert, dans le canton Lemieux, et tout près des sources de la rivière Petite -Cascapédia. Coincée entre les monts Lyall et Sterling, elle s’alimente au fond d’un canyon dont les murailles atteignent 900 mètres, puis elle s’oriente vers l’ouest après avoir dépassé la double masse du mont Albert.
Après une course de 72,5 km, au dénivelé de 400 m, elle déverse ses eaux dans le fleuve Saint-Laurent au centre de la municipalité de Sainte-Anne-des-Monts. C’est d’ailleurs Champlain qui nomma cette localité « des Monts », en l’honneur de Pierre du Guost, sieur des Monts.

Cadre de gestion

C’est depuis 1993 que l’exploitation de la rivière Sainte-Anne relève de Destination Chics-Chocs, organisme du milieu. Sur le plan sportif, la rivière se partage en 4 zones. Ainsi, de l’amont vers l’aval, on passe successivement d’une zone de pêche interdite à un parc provincial, puis à une réserve faunique de rivière à saumon, avant d’aboutir à une zone publique d’accès libre,  sanctuaire non affecté à la pêche. Ce statut s’applique aussi à la rivière Sainte-Anne Nord-Est. La pêche sportive au saumon est pratiquée et réglementée en aval de la confluence des deux rivières Sainte-Anne. Un premier tronçon de 27 km est compris à l’intérieur des limites du parc de la Gaspésie, auquel succède la Réserve faunique de la Rivière Sainte-Anne. Le territoire de la réserve faunique de la Rivière-Sainte-Anne correspond à la partie de la rivière appartenant à l’État, comprise entre l’embouchure à Sainte-Anne-des-Monts et la limite nord du parc de la Gaspésie.
Les 5 derniers kilomètres, jusqu’à l’embouchure de la rivière Sainte-Anne, constituent essentiellement une zone d’accès libre, sans statut particulier, correspondant aux terrains privés qui comprennent quelques rares droits de pêche.

Espèces présentes

Trois espèces de poissons fréquentent la rivière Sainte-Anne. Outre le saumon, on trouve l’omble de fontaine et l’anguille d’Amérique.

Qualité de l’eau

  1. Couleur : eau transparente.
  2. Aspect après un grosse pluie : l’eau devient un peu brouillée.
  3. Température : froide pendant toute la saison, et de plus en plus à partir du mois d’août.
  4. Débit : en aval, moyennement rapide; en amont, rapide.
  5. Niveau : acceptable. L’eau est haute du 15 juin au 15 juillet. Par la suite, elle baisse lentement et son niveau dépend des précipitations et de la chaleur.
  6. Fond : en aval, fond où dominent gravier et cailloux; au centre, cailloux et galets; en amont, lit de grosses pierres.

Historique

La rivière Sainte-Anne fut bien avant l’arrivée des premiers Européens, un objet de convoitise. Elle le fut tout d’abord pour les Amérindiens micmacs de la côte qui y trouvèrent un important apport alimentaire. Mais elle le devint davantage avec la création des seigneuries. Dès lors, l’approvisionnement changea sa vocation : à l’origine alimentaire, il devint commercial. Les seigneurs reconnurent rapidement l’intérêt de la rivière. Ne se déplaçant pas au-delà de l’embouchure, la prise de saumons par filets était généreuse. La pêche au saumon telle que nous la connaissons aujourd’hui ne prit forme que beaucoup plus tard.

À la suite de Lord Dorchester qui, à la fin du XVIIIe siècle passa quelques étés à la Baie-des-chaleurs, des membres de l’aristocratie britannique et de la haute bourgeoisie canadienne et américaine se rendent annuellement en Gaspésie. Ce fut alors le début d’une grande histoire d’amour entre le public et le domaine touristique.

Cette riche et aisée clientèle ne tarda pas à découvrir les bienfaits de la pêche au saumon. En 1865, la rivière Sainte-Arme est assujettie à des étrangers. Henry Hogan fut le premier locataire, soit de 1865 à 1874. Les frères Stankey d’Angleterre lui succédèrent de 1874 à 1904. La Sainte-Anne possédera son propre club de pêche, soit le “Sainte-Anne Fishing Club”, composé de Louis Edouard Starkey de Londres (Angleterre), de Thomas-Randle Starkey de Norwood Park (Angleterre), d’Arthur-Henry Sarkey de Huddersfield (Angleterre), de W-H. Lambton de Redfield (Angleterre) et de Ch.-H.BulwerCaldwell de Novan (Irlande).

En 1904, les frères Stankey vendirent leurs droits à Percy Chubb, courtier d’assurances de New York. Ce dernier décédera le 14 juin 1930, dans le train Océan ltée. Ce train offrit, jusqu’en 1950, une desserte entre Métis et les grands centres. Il offrit ainsi, et durant de nombreuses années, aux pêcheurs et visiteurs l’accès le plus rapide à la rivière de la région.

Suite aux décès de M. Chubb, son neveu Hendon hérita de ses droits et vint pêcher dans la Sainte-Anne pendant 5 ans avec ses fils Thomas et Percy Junior. Il revendit ses droits à Maurice Wertheim. Lors du décès de ce dernier, son épouse, Cécilia Wertheim, conserva ses droits jusqu’au 31 mars 1969.

Le 23 juillet 1969, la rivière Sainte-Anne devient un bien provincial. Elle tombe sous l’autorité du ministère du Loisir, de la chasse et de la pêche et devient du fait même une réserve de pêche .

SAINTE-ANNE-DES-MONTS “LA RELIGION”

Vendredi 13 juin 2008

Sainte-Anne-des-Monts,

La religion

Des écrits démontrent la présence en 1815, d’une première chapelle, située sur un banc de sable à l’entrée de la rivière Sainte-Anne. “du côté est là où les brick jersiais des Leboutiller, seigneur de l’endroit, venaient mouiller et charger leur cargaison, débarquant les quarts de farine et embarquant le poisson.” (Antoine Bernard, Les soeurs de Saint-Paul de Chartres, pa.269.) En effet, la première chapelle se situait non loin de l’actuel pont de la rivière Sainte-Anne.
Devant une population grandissante, il devint urgent de procéder à la construction d’une seconde chapelle. En 1833, la seconde chapelle se situe aux environs de l’emplacement où se trouve aujourd’hui la maison situé au 206, 1ere avenue ouest.

Au printemps 1849, une troisième église de bois est construite. Elle se situe à proximité du quai, face à l’évêché situé à Rimouski. Cette église fut dessinée et construite par Jean-Baptiste Sasseville. Les clochers, qui au départ était pointus, durent être transformés . Ils devinrent alors plus trapus et du fait même, beaucoup plus convenables aux fortes intempéries. Cependant, l’air salé de la mer aura de dures conséquences sur le revêtement de bois de l’église. Le coût exorbitant des réparations et le besoin de répondre à l’appel de plusieurs nouveaux citoyens conduiront les autorités religieuses à procéder à la construction d’une plus grande église. Un recensement effectué en 1854, chiffre la population à 683 âmes. Elle atteindra 918 âmes moins de 10 ans plus tard.

En 1919, la quatrième église est construite. La pierre utilisée est directement extirpée de la plage, transportée par voiture et taillée sur place.
En 1938, un incendie brûle la totalité interne de l’église. Heureusement quelques biens, tel l’hôtel de la troisième église, seront sauvés.

En 1939, la cinquième église (l’actuelle) est reconstruite, entre les murs même de la quatrième église.

SAINTE-ANNE-DES-MONTS

Vendredi 13 juin 2008

Sainte-Anne-des-Monts

Historique

L’histoire de Sainte-Anne-des-Monts débuta le 15 avril 1662, alors que la seigneurie, reconnue sous le nom de “Bonne Pêche”, fut concédée à Pierre Denys de la Ronde. La responsabilité d’exploiter les lieux ne fut guère un succès. Devant l’échec, les lieux furent de nouveau octroyés par le roi le 26 novembre 1688 à Denys Riverain, haut fonctionnaire de Québec.

“Accordons et concédons à perpétuité la dite rivière Sainte-Anne. située au commencement des monts Notre-Dame dans le fleuve Saint-Laurent, avec une demye lieue de front sur le dit fleuve, moitié au-dessus et l’autre moitié au dessous de la dite rivière, icelle non comprise dans la dite étendue, sur une lieue de profondeur dans les terres, polir y faire un establissement de pesches de molies, baleines et autres et y mettre des habitants”

Riverain naquis à Tours, en France, vers 1650. Il vint dans la colonie vers 1675 afin d’occuper le poste de secrétaire de l’intendant Duchesneau. Il occupera cette fonction durant cinq années, soit jusqu’en 1680. Huit ans plus tard, Riverain deviendra second seigneur de Sainte-Anne. En 1689, Riverain dirigeait une flottille de sept bateaux. Il occupera son poste plus de vingt-neuf ans.

Les projets d’établissement de Riverain furent grandement motivés par la présence de la morue mais également par celle des baleines noires qui à l’ époque abondaient dans les eaux du Saint-Laurent. La graisse et l’huile de baleine furent longtemps utilisés à des fins domestiques. C’est en effet grâce à ces ressources que l’on fabriquait des chandelles et de l’huile pour les lampes. La pêche à la baleine pris fin vers 1856.

En 1791, la seigneurie revient à Louis Panet de Québec. Louis Lemieux, maître relieur de Québec prendra la relève en 1827, et enfin en 1830, François Buteau et John Le Bouthiller conservèrent la seigneurie jusqu’à l’abolition de la tenure seigneuriale en 1854.

Notez que John Le Bouthiller s’est également associé à François Buteau afin de fonder sa propre maison sous le nom de John Le Bouthiller & company.

L’établissement colonial se développa très doucement. Les lieux furent longtemps occupés de façon saisonnière. Des documents indiquent qu’il y avait en 1754, quelques habitations françaises. Malheureusement il existe très peu de documentation relatant l’occupation de l’époque. La seigneurie a-t-elle été la proie des Anglais lors du grand nettoyage de 1758, rien de l’indique.

En 1815, six familles se partageaient le territoire de Cap-Chat et Sainte Anne-des-Monts. Les pionniers vivent alors principalement de la pêche. En 1845, Sainte-Anne et Cap-Chat deviennent une seule et unique municipalité. Cap-Chat et Sainte-Anne-des-Monts en un unique village. ) La municipalité  comptait alors une centaine de familles. La division entre les deux paroisses se lit en 1865. La paroisse de Sainte-Anne, qui s’étendait initialement jusqu’à Mont-Louis, était habitée en 1872 par environ 175 familles dont une quarantaine établie dans le centre du village. Au tournant du siècle, Sainte Anne comptait près de 1 600 âmes.

Parmi les pionniers, nommons Joseph et Alexis Vallée (191.9), Les Sasseville (1818)’

Source:

Effie Molt-Bignell. La vie quotidienne en Gaspésie, Les [litions de la
SHAM, 1983, 200 pages.

Desjardins,Marc, Frenette, Yves et co. Histoire de la Gaspésie, Collection:
les régions du Québec, Les éditions de IQRC, 1999, 790 pages.

Père Provolt.