Archive pour la catégorie ‘CAP-CHAT’

CAP-CHAT “LA RELIGION”

Vendredi 13 juin 2008

La religion à Cap-Chat

Dès le début du 19e siècle, le village de Cap-Chat accueille déjà plusieurs familles. Rien n’ indique si à l’époque la population détenait un établissement religieux, mais d’anciens documents relatent la présence d’une petite chapelle construite vers 1825. Elle aurait été détruite pour des raisons inconnues, quelques années plus tard.

La maison de M. Louis Roy servit dès lors d’église. À l’époque, aucun prêtre ne résidait à CapChat. Un prêtre missionnaire de Matane venait donc servir la messe aux paroissiens. En 1857, une seconde chapelle fut construite au bas de la côte, à l’ouest de la rivière, près du fleuve.

Devant la population croissante et le devoir de répondre à l’accueil du plus grand nombre de fidèles, M. Joseph-Octave Drapeau, second curé de la paroisse, débuta la construction de la première église.

Dès lors, l’expression ‘ Guerre de clocher ” pris sa vrai connotation alors qu’apparut une véritable controverse autour du choix de l’emplacement de l’église. D’un côté, une partie de la population désirait l’église au bas de la colline et la seconde au sommet.

Quelques discussions plus tard, le poids de la balance fit pencher le verdict du choix de l’emplacement au bas de la colline. Mais le conflit persista, déchira et divisa la population. Fatigué et découragé. le curé Drapeau demanda d’être remplacé. Il quitta Cap-Chat en 1869.

Plus de quatre ans plus tard, en septembre 1871, M. Louis-Stanislas Arpin, curé et médiateur.. convainc la population de construire l’église au sommet de la colline.

En 1871, Les enfant de 10-11 ans qui suivaient alors les cours de catéchisme avaient la lourde responsabilité de transporter, après l’école, une planche, du bas au haut de la colline ! C’est ainsi que furent déplacées les planches qui servirent à la construction de la première église.

La première messe eut lieu en 1874. Malgré sa grande capacité d’accueil, l’église ne tarda à être trop petit et il devint alors urgent de procéder à la construction d’un second bâtiment.

En 1916, M. Louis-Octave Caron, curé, débute la construction de la seconde église, au nord-ouest de la première. Les travaux débutèrent le 28 août 1917. Les pierres de granit de l’extérieur furent toutes recueillies sur les plages des environs et taillées sur place. L’inauguration officielle eut lieu en 1919.

Jusqu’en 1920, année de l’apparition du téléphone et du télégraphe, le perron de l’église devenait. après chaque office religieux, un véritable centre d’animation. En effet, on y pratiquait la criée coutume qui consistait en une série d’annonces de toutes sortes, pour vendre, acheter, annoncer un événement important.

En 1927, on termina la construction du nouveau presbytère. Les lieux restèrent tels quels jusqu’à aujourd’hui.

Source : Lorraine Beaudoin, Histoire de Cap-Chat, Les Editions Cham, 1998. 269 pages.

CAP-CHAT “HISTORIQUE”

Vendredi 13 juin 2008

Cap-Chat

Historique

L’histoire de Cap-Chat débuta dès le 17e siècle. En 1612, une carte de Samuel de Champlain prénomme l’endroit du nom de Cap de Chatte. Dès lors, aucun habitant n’occupent la côte, à part peut-être quelques Amérindiens aux abords de la côte.

En 1662. les lieux furent concédés en tant que seigneurie et établissement de pêche à Michel Le Neuf de La Vallière. Devant un échec, Nicolas Denys obtient la surveillance du poste de pêche. Il faudra alors attendre jusqu’en 1688 pour que la seigneurie soit de nouveau concédée à Denis Riverain.

Riverain naquis à Tours, en France, vers 1650. Il vint dans la colonie vers 1675 afin d’occuper le poste de secrétaire de l’intendant Duchesneau. Il occupera cette fonction durant cinq années, soit jusqu’en 1680. Huit ans plus tard, Riverain deviendra second seigneur de Cap-Chatte. Accordons et Concédons à perpétuité la dite rivière Sainte-Anne, située au commencement des monts Notre-Dame dans le fleuve Saint-Laurent, avec une demye lieue de front sur le dit fleuve, moitié au-dessus et l’autre moitié au dessous de la dite rivière, icelle non comprise dans Ici dite étendue, sur une lieue de profondeur dans les terres, pour faire un establissement de pesches de molues, baleines et autres et y mettre des habitants ‘

Les projets d’établissement de Riverain furent grandement motivés par la présence de la morue, mais également par celle des baleines noires qui à l’époque abondaient dans les eaux du Saint-Laurent. La graisse et l’huile de baleine furent longtemps utilisées à des fins domestiques. C’est en effet grâce à ces ressources que l’on fabriquait des chandelles et de l’huile pour les lampes. La pêche à la baleine prit fin vers 1856.

Les coûts d’entretien faramineux ajoutés à la fluctuation des prises de poissons menèrent au développement du poste de Mont-Louis alors géographiquement favorisé, et ce, au détriment du poste de Cap-Chat. Le poste tomba dans l’oubli et fut détruit lors du passage des troupes de Wolf en 1758.

En 1763, la Nouvelle-France devient “Province of Québec”. La colonie est maintenant sous l’emprise de l’empire britannique. Les lieux de Cap-Chat ne sont plus occupés comme autrefois. Quelques pêcheurs se laissent attirer par la baleine, mais aucun établissement ne sera créé.

Un peu plus tard, vers 1774, soit en pleine guerre d’Indépendance américaine, quelques pêcheurs américains loyalistes émigrèrent en Gaspésie. Expérimentés, ils érigèrent quelques abris et pratiquèrent la pêche à la baleine. Ce type de pêche cessera vers 1856.

Les premiers habitants arrivèrent vers 1812. Parmi les premiers colons Accueil gage 2 sur 4 notons M. Henry Roy (1815). Vinrent par la suite les Dugast. Roy, Sasseville, Drouin, Marin’ C’est alors que reprit le commerce de la morue. A l’époque, M. Henry Roy, ses fils et sa goélette organisèrent une véritable petite société commerciale’

Les habitants pêchaient la morue. M. Henry Roy leur permettaient de sécher et préparer le poisson. Les morues étaient ensuite échangées contre des produits disponibles au magasin général de M. Roy. M. Henry Roy commerçait ensuite ses morues avec Québec, en échange de produits qui allaient éventuellement occuper son magasin’

Vers 1840, les choses changèrent, alors que de grands commerçants, devenus propriétaires des seigneuries de la côte, prirent le contrôle des opérations côtières. Source:
Beaudoin, Lorraine. Histoire de Cap-Chat ,1998, éditions de la SHAM, 269 p.