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Vendredi 13 juin 2008Cliquez sur le soleil pour courir la chance de gagner des nuitées à l’Auberge Internationale Sainte-Anne-des-Monts
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La rivière Sainte-Anne prend sa source au lac Sainte-Anne, par delà le mont Albert, dans le canton Lemieux, et tout près des sources de la rivière Petite -Cascapédia. Coincée entre les monts Lyall et Sterling, elle s’alimente au fond d’un canyon dont les murailles atteignent 900 mètres, puis elle s’oriente vers l’ouest après avoir dépassé la double masse du mont Albert.
Après une course de 72,5 km, au dénivelé de 400 m, elle déverse ses eaux dans le fleuve Saint-Laurent au centre de la municipalité de Sainte-Anne-des-Monts. C’est d’ailleurs Champlain qui nomma cette localité « des Monts », en l’honneur de Pierre du Guost, sieur des Monts.
C’est depuis 1993 que l’exploitation de la rivière Sainte-Anne relève de Destination Chics-Chocs, organisme du milieu. Sur le plan sportif, la rivière se partage en 4 zones. Ainsi, de l’amont vers l’aval, on passe successivement d’une zone de pêche interdite à un parc provincial, puis à une réserve faunique de rivière à saumon, avant d’aboutir à une zone publique d’accès libre, sanctuaire non affecté à la pêche. Ce statut s’applique aussi à la rivière Sainte-Anne Nord-Est. La pêche sportive au saumon est pratiquée et réglementée en aval de la confluence des deux rivières Sainte-Anne. Un premier tronçon de 27 km est compris à l’intérieur des limites du parc de la Gaspésie, auquel succède la Réserve faunique de la Rivière Sainte-Anne. Le territoire de la réserve faunique de la Rivière-Sainte-Anne correspond à la partie de la rivière appartenant à l’État, comprise entre l’embouchure à Sainte-Anne-des-Monts et la limite nord du parc de la Gaspésie.
Les 5 derniers kilomètres, jusqu’à l’embouchure de la rivière Sainte-Anne, constituent essentiellement une zone d’accès libre, sans statut particulier, correspondant aux terrains privés qui comprennent quelques rares droits de pêche.
Trois espèces de poissons fréquentent la rivière Sainte-Anne. Outre le saumon, on trouve l’omble de fontaine et l’anguille d’Amérique.
La rivière Sainte-Anne fut bien avant l’arrivée des premiers Européens, un objet de convoitise. Elle le fut tout d’abord pour les Amérindiens micmacs de la côte qui y trouvèrent un important apport alimentaire. Mais elle le devint davantage avec la création des seigneuries. Dès lors, l’approvisionnement changea sa vocation : à l’origine alimentaire, il devint commercial. Les seigneurs reconnurent rapidement l’intérêt de la rivière. Ne se déplaçant pas au-delà de l’embouchure, la prise de saumons par filets était généreuse. La pêche au saumon telle que nous la connaissons aujourd’hui ne prit forme que beaucoup plus tard.
À la suite de Lord Dorchester qui, à la fin du XVIIIe siècle passa quelques étés à la Baie-des-chaleurs, des membres de l’aristocratie britannique et de la haute bourgeoisie canadienne et américaine se rendent annuellement en Gaspésie. Ce fut alors le début d’une grande histoire d’amour entre le public et le domaine touristique.
Cette riche et aisée clientèle ne tarda pas à découvrir les bienfaits de la pêche au saumon. En 1865, la rivière Sainte-Arme est assujettie à des étrangers. Henry Hogan fut le premier locataire, soit de 1865 à 1874. Les frères Stankey d’Angleterre lui succédèrent de 1874 à 1904. La Sainte-Anne possédera son propre club de pêche, soit le “Sainte-Anne Fishing Club”, composé de Louis Edouard Starkey de Londres (Angleterre), de Thomas-Randle Starkey de Norwood Park (Angleterre), d’Arthur-Henry Sarkey de Huddersfield (Angleterre), de W-H. Lambton de Redfield (Angleterre) et de Ch.-H.BulwerCaldwell de Novan (Irlande).
En 1904, les frères Stankey vendirent leurs droits à Percy Chubb, courtier d’assurances de New York. Ce dernier décédera le 14 juin 1930, dans le train Océan ltée. Ce train offrit, jusqu’en 1950, une desserte entre Métis et les grands centres. Il offrit ainsi, et durant de nombreuses années, aux pêcheurs et visiteurs l’accès le plus rapide à la rivière de la région.
Suite aux décès de M. Chubb, son neveu Hendon hérita de ses droits et vint pêcher dans la Sainte-Anne pendant 5 ans avec ses fils Thomas et Percy Junior. Il revendit ses droits à Maurice Wertheim. Lors du décès de ce dernier, son épouse, Cécilia Wertheim, conserva ses droits jusqu’au 31 mars 1969.
Le 23 juillet 1969, la rivière Sainte-Anne devient un bien provincial. Elle tombe sous l’autorité du ministère du Loisir, de la chasse et de la pêche et devient du fait même une réserve de pêche .
Des écrits démontrent la présence en 1815, d’une première chapelle, située sur un banc de sable à l’entrée de la rivière Sainte-Anne. “du côté est là où les brick jersiais des Leboutiller, seigneur de l’endroit, venaient mouiller et charger leur cargaison, débarquant les quarts de farine et embarquant le poisson.” (Antoine Bernard, Les soeurs de Saint-Paul de Chartres, pa.269.) En effet, la première chapelle se situait non loin de l’actuel pont de la rivière Sainte-Anne.
Devant une population grandissante, il devint urgent de procéder à la construction d’une seconde chapelle. En 1833, la seconde chapelle se situe aux environs de l’emplacement où se trouve aujourd’hui la maison situé au 206, 1ere avenue ouest.
Au printemps 1849, une troisième église de bois est construite. Elle se situe à proximité du quai, face à l’évêché situé à Rimouski. Cette église fut dessinée et construite par Jean-Baptiste Sasseville. Les clochers, qui au départ était pointus, durent être transformés . Ils devinrent alors plus trapus et du fait même, beaucoup plus convenables aux fortes intempéries. Cependant, l’air salé de la mer aura de dures conséquences sur le revêtement de bois de l’église. Le coût exorbitant des réparations et le besoin de répondre à l’appel de plusieurs nouveaux citoyens conduiront les autorités religieuses à procéder à la construction d’une plus grande église. Un recensement effectué en 1854, chiffre la population à 683 âmes. Elle atteindra 918 âmes moins de 10 ans plus tard.
En 1919, la quatrième église est construite. La pierre utilisée est directement extirpée de la plage, transportée par voiture et taillée sur place.
En 1938, un incendie brûle la totalité interne de l’église. Heureusement quelques biens, tel l’hôtel de la troisième église, seront sauvés.
En 1939, la cinquième église (l’actuelle) est reconstruite, entre les murs même de la quatrième église.
L’histoire de Sainte-Anne-des-Monts débuta le 15 avril 1662, alors que la seigneurie, reconnue sous le nom de “Bonne Pêche”, fut concédée à Pierre Denys de la Ronde. La responsabilité d’exploiter les lieux ne fut guère un succès. Devant l’échec, les lieux furent de nouveau octroyés par le roi le 26 novembre 1688 à Denys Riverain, haut fonctionnaire de Québec.
“Accordons et concédons à perpétuité la dite rivière Sainte-Anne. située au commencement des monts Notre-Dame dans le fleuve Saint-Laurent, avec une demye lieue de front sur le dit fleuve, moitié au-dessus et l’autre moitié au dessous de la dite rivière, icelle non comprise dans la dite étendue, sur une lieue de profondeur dans les terres, polir y faire un establissement de pesches de molies, baleines et autres et y mettre des habitants”
Riverain naquis à Tours, en France, vers 1650. Il vint dans la colonie vers 1675 afin d’occuper le poste de secrétaire de l’intendant Duchesneau. Il occupera cette fonction durant cinq années, soit jusqu’en 1680. Huit ans plus tard, Riverain deviendra second seigneur de Sainte-Anne. En 1689, Riverain dirigeait une flottille de sept bateaux. Il occupera son poste plus de vingt-neuf ans.
Les projets d’établissement de Riverain furent grandement motivés par la présence de la morue mais également par celle des baleines noires qui à l’ époque abondaient dans les eaux du Saint-Laurent. La graisse et l’huile de baleine furent longtemps utilisés à des fins domestiques. C’est en effet grâce à ces ressources que l’on fabriquait des chandelles et de l’huile pour les lampes. La pêche à la baleine pris fin vers 1856.
En 1791, la seigneurie revient à Louis Panet de Québec. Louis Lemieux, maître relieur de Québec prendra la relève en 1827, et enfin en 1830, François Buteau et John Le Bouthiller conservèrent la seigneurie jusqu’à l’abolition de la tenure seigneuriale en 1854.
Notez que John Le Bouthiller s’est également associé à François Buteau afin de fonder sa propre maison sous le nom de John Le Bouthiller & company.
L’établissement colonial se développa très doucement. Les lieux furent longtemps occupés de façon saisonnière. Des documents indiquent qu’il y avait en 1754, quelques habitations françaises. Malheureusement il existe très peu de documentation relatant l’occupation de l’époque. La seigneurie a-t-elle été la proie des Anglais lors du grand nettoyage de 1758, rien de l’indique.
En 1815, six familles se partageaient le territoire de Cap-Chat et Sainte Anne-des-Monts. Les pionniers vivent alors principalement de la pêche. En 1845, Sainte-Anne et Cap-Chat deviennent une seule et unique municipalité. Cap-Chat et Sainte-Anne-des-Monts en un unique village. ) La municipalité comptait alors une centaine de familles. La division entre les deux paroisses se lit en 1865. La paroisse de Sainte-Anne, qui s’étendait initialement jusqu’à Mont-Louis, était habitée en 1872 par environ 175 familles dont une quarantaine établie dans le centre du village. Au tournant du siècle, Sainte Anne comptait près de 1 600 âmes.
Parmi les pionniers, nommons Joseph et Alexis Vallée (191.9), Les Sasseville (1818)’
Source:
Effie Molt-Bignell. La vie quotidienne en Gaspésie, Les [litions de la
SHAM, 1983, 200 pages.
Desjardins,Marc, Frenette, Yves et co. Histoire de la Gaspésie, Collection:
les régions du Québec, Les éditions de IQRC, 1999, 790 pages.
Père Provolt.